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 Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]

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Exilé de Berill
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Messages : 8

MessageSujet: Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]   Dim 14 Juin - 16:34




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Prénom & Nom: Skald Reishtenzak
Sexe: Masculin
Âge:  42 ans
Race: Humain
Allégeance: Lame de Volonté

Groupe: Lame de Volonté (oui, il est têtu)
Rang: Banni
Métier:Ex-général (maintenant, à la retraite)



Description physique



Autrefois, on reconnaissait aisément ma silhouette le long des couloirs de la splendide demeure du  Prince. Ma taille n'avait pourtant rien d'exceptionnel. Mes cheveux bruns, coupés courts, ainsi que ma barbe soigneusement entretenue ne trahissaient qu'un physique des plus banals.  Je n'ai pas vraiment l'allure d'un homme efféminé, loin de cela. Que ce soit par mes mâchoires carrées, mon nez large maintes fois brisés, mes sourcils broussailleux qui ne parviennent pas à dissimuler mon regard sombre. Ma peau est tannée à cause des longues chevauchées aux soleils. Je ne fais pas partie de ces dirigeants à la peau pâle qui s'oublient sur leur siège, bien à l'abri au loin du front, à siroter une collation alors que leurs hommes versent leur sang. Un sang qu'ils cacheront derrière des blasons joliment dorés, des noms pompeux trahissant des qualités qu'aucun d'entre eux ne peut se vanter de posséder. À cette époque, je portais une armure rutilante. Pas toujours très utile, certes, à dire vrai, elle gênait même mes mouvements dans bien des occasions. Mais il s'agissait peut-être du seul indice qui me démarquait des autres, si l'on ne se préoccupait pas de l'épée cernant ma taille. Une arme en acier forgé, où mon rang avait été soigneusement gravé sur la poignée. Mes mains usées par les combats étaient protégées par des mitaines de cuir bouilli, en parfait état. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, j'avais le sourire facile... Et je l'ai toujours. Je ne porte plus d'armure. Uniquement les vêtements de coton que j'ai pu emportés, ainsi que les fourrures des gibiers que j'ai attrapés. Leur peau me recouvre le dos, protège mes mains aux doigts gercés par le froid que j'ai appris à endurer, loin des puissants murs où je n'ai plus mon refuge. Mes cheveux ainsi que ma barbe sont plus sauvages qu'auparavant. J'ai probablement les traits davantage tirés par la fatigue. Cela fait longtemps que je n'ai plus eu l'occasion de profiter d'un repos digne de ce nom. Ma lame m'a été arrachée le jour où j'ai été destitué. À présent, une simple dague de fer ainsi que mon bâton de marche me protègent des bandits que ma route me force à croiser. Mon dos est plus courbé, bien que je n'ai plus d'armures à porter. Mon visage est marqué. Tracé d'une estafilade qui tranche mon visage au niveau de mon arcade, une blessure qui a épargné par miracle mes yeux. Une blessure plus rouge encore quand le froid me lacère. Elle me brûle, quand je vois mon reflet. Elle me brûle, comme les larmes que je n'ai pas réussi à verser le jour où l'on m'a marqué. Où l'on m'a condamné à quitter mes terres pour errer. Exilé.


Description psychologique




Si mon nom n'était pas aussi connu, on douterait réellement du sang noble qui coule en mes veines. Je n'ai pas l'attitude de ces personnes austères, propres sur elles, à la tête haute. Je suis de ceux qui se mêlent à la foule, aux « petites gens » comme certains osent les nommer. Je suis de ceux qui ne sont pas capable d'écrire correctement sur un parchemin sans le noyer d'encre, sans assassiner mes phrases de fautes d'orthographe. Je suis de ceux qui sentent le vieux cuir et la sueur plutôt que les fragrances parfumées dont se servent certains pour effacer leurs odeurs corporelles. J'ai été et je reste cet homme humble, cet homme qui a appris à aimer les choses simples, à préférer un bon repas accompagné d'une bière pour fêter une victoire plutôt que les chants des bardes comptant mes faits d'armes.
Ma noblesse a été ma toute première épreuve. Mon premier adversaire que je n'ai jamais réussi à totalement renverser. Il s'est toujours dressé entre moi et les autres, me plaçant sur une estrade sur laquelle je n'ai jamais désiré avoir ma place. Mais j'ai appris à m'allier à elle. À faire de cet ennemi un allié. J'ai profité des avantages qu'il m'offrait pour monter en grade. Pour côtoyer rapidement les plus grands, comme le Prince, et montrer toutes les qualités nécessaires pour monter en grade. Et pourtant, je n'étais pas si fidèle à ce pacte. J'ai trahis mon sang à de maints reprises. Mais j'appréciais davantage la compagnie des autres que celle de mes confrères. Je souhaitais fuir au plus vite ce panier de vipères, où les uns mordent les autres, où le poison devient une monnaie courante.
La franchise des guerriers m'avaient assez rapidement conquis, une franchise grâce à laquelle mes idéaux ont pu paisiblement se développer, malgré les nombreux coups que j'ai eu à endurer, malgré les humiliations que j'ai pu subir. Si la noblesse offre, d'un côté, une place de prédilection, elle vous place parfois sur l’échafaud. Au lieu de m'affaiblir, ces épreuves n'ont fait que me renforcer. Je me suis détaché de la Cour, suffisamment pour que l'on me voit d'un œil empli de méfiance, pour que l'on n'ose plus venir à ma rencontre pour autre chose que des banalités. Mon sens de l'honneur ainsi que ma loyauté furent très rapidement appréciés, mais l'on m'a toujours reproché mon impulsivité, ma droiture d'esprit qui en venait à effacer mes possibles capacités de diplomate... Sauf que, pour beaucoup, la diplomatie revient essentiellement à sourire pour poignarder son adversaire dès qu'il abaisse sa garde. Une attitude que je me refuse.
Les lâchetés de ce genre ne sont pas pour moi. La vérité compte bien trop à mes yeux pour que je me permette de la taire. Oh, certes, ce n'est pas toujours facile... Mais il vaut mieux un conflit ouvert qu'un de ceux qui restent latents, ces tensions qui croupissent et souillent les âmes. L'avenir. Ces qualités ont plu à certains de mes Supérieurs. Et plus encore... car des hommes se sont joints à moi. Des soldats m'ont offert leurs forces. Leur soutien. Leur confiance. J'étais plus à l'aise parmi eux, comme un loup parmi ses congénères. Il est plus facile de soigner leurs morsures que celles des Serpents de la Cour. Avec les années, mes capacités de meneur d'hommes sont allés en s'accentuant. J'ai remporté des victoires. J'ai enduré des défaites. Mais j'ai toujours su me redresser. J'ai toujours su rassembler les hommes auprès de moi. Comment ? En apprenant à les connaître. En apprenant à les rassembler pour un but commun, en faisant appel à leurs forces pour les unir sous mon seul commandement. Si soucis il y avait, je m'occupais de les régler personnellement, je dois même admettre que certains vétérans ont su me battre en combat individuel... Alors pourquoi sont-ils restés ? Pourquoi m'ont-ils obéi jusqu'à présent ? Car je les respectais. Car j'ai toujours veillé sur eux, à ces vies qu'ils acceptaient de me donner. Car je leur ai toujours laissé le choix de rester ou de s'en aller. De me faire confiance, librement, sans que je ne les y contraigne. Et j'ai pris goût à leur présence. À diriger « ma meute ».
Ces « simples » gens, ces personnes dont le sang n'avait pas mes qualités, ont pourtant été ceux grâce auxquels j'ai grandi. Ceux grâce auxquels je continuerai d'évoluer. À présent, j'erre seul le long des routes. Sans personne à mes côtés. Sans personne à qui parler, sans personne avec qui chahuter. Et je réalise comme leur présence m'était nécessaire. À quel point la chaleur de leurs regards préservaient mon cœur de la solitude. Leurs mots étaient bien souvent bien meilleurs baumes pour oublier mes souffrances ou mes doutes que ceux de ma propre famille. Car ils avaient appris à non pas me voir comme mon sang l'exigeait... mais comme je l'étais réellement. Je n'ai jamais été un joyau joliment taillé. Je ne pourrais jamais servir d'ornement à un quelconque bijou, je ne serai jamais la fierté de la noblesse, non. Je suis un homme qui en a rassemblé d'autres. Un homme parmi d'autres. On me reproche mon entêtement... Et l'on a parfaitement raison de le faire. Je suis une tête de bois, un cheval aux yeux dissimulés par des œillères, et il faut bien souvent en venir à la violence pour me pousser à ouvrir les eux. On peut appeler ça de la détermination. Je préfère nommer cela la volonté.
La volonté. Celle qui me pousse toujours à aller de l'avant. À me dépasser. À me relever quand l'on m'envoie au sol. Tant qu'il y a la volonté, il y aura toujours des solutions. Tant que je vivrai, je me battrai pour ce que j'estime juste. Justice. Il y a tant d'injustices en ce monde, je suis le premier à le voir, rien que par la place d'exception qui m'a été offerte en grande partie car j'ai eu la chance de naître sous une bonne étoile. Pour cette raison, je chercherai à la combattre. Car j'ai vu des vies s'éteindre alors qu'elles ne le méritaient pas. Car j'en ai trop vu réussir alors qu'ils n'en étaient pas dignes. J'en ai vu se tuer pour une poignée de pièces alors qu'il suffisait à certains de claquer des doigts pour en avoir une bourse pleine. J'ai trop enduré les rancœurs de ceux qui n'avaient rien bien qu'ils sacrifiaient jusqu'à leur famille pour avoir de quoi subsister.  
Je suis un homme de valeurs. Je suis un homme de volonté. Je suis un homme. Avec toutes les faiblesses et les forces qu'un simple homme puisse posséder.




Histoire




Il neige, ce soir-là.
J'avance, lentement, péniblement. Je grimpe le long du flanc d'une colline... que la fatigue transforme en montagne escarpée. Je glisse, parfois, sur les plaques de verglas qui se dissimulent sous le linceul immaculé. Je le sens s'épaissir sous mes pas. Il tente de me retenir. Semblable à une de ces femmes tentatrices, il m'offre de douces courbes m'invitant à la paresse. Ses formes charnues sont une véritable illusion, un mirage auquel bien de pauvres erres ont pu succomber. Comme si cette tendre épaisseur aurait pu réellement renfermer un peu de chaleur ou de confort... Les fourrures me protègent des vents glacés. Ces vils brigands qui tentent bien vainement de m'arracher la flamme, la chaleur qui subsiste courageusement jusqu'au bout de mes doigts. Mon corps lutte. Poussé par la détermination que l'on voit au fond de mes prunelles. Je ne sens plus mes muscles. Je ne souhaite plus les sentir. Prêter attention à la douleur qu'ils m'infligent me poussera à m'arrêter... Et je ne peux pas. Pas ici. Pas avant d'avoir trouvé un abri.
Alors je détourne mon esprit du chemin que je parcours. Mes pas vont vers l'avant, mes pensées, elles, se reculent. Comme pour me souvenir de toutes ces lieues que j'ai déjà traversées. De toutes ces années par lesquels je suis passé. Des batailles auxquelles j'ai survécu. Que dire de mon enfance, si ce n'eut été qu'elle fut probablement semblable à celle de bien des Nobles ? Mis à part que je passais probablement plus de temps à me rouler dans la boue en compagnie du puissant mâtin de mon père plutôt qu'à écouter mon précepteur. Un sourire éclaire mon visage à ces souvenirs qui remontent à la surface. J'étais pourtant un garçon plutôt obéissant. Disons que mis à part quelques accès de malice qui me poussaient à commettre des bêtises, je me pliais à tous les enseignements, aussi ennuyants fussent-ils. Je n'appréciais pas même les cours où l'on m'enseignait à manier épée, dague, on me proposa même l'arc ! Je ne me pensais pas guerrier. Jusqu'au jour où mon père a reçu l'un de ses « amis », un autre Noble avec lequel il entretenait probablement quelques arrangements secrets... Son fils l'avait accompagné. Comme tous gamins, nous avons fini par nous quereller. Et je crois qu'il m'a fait subir l'une des pires humiliations de mon existence. Je ne m'étendrai pas plus à ce sujet – je repense bien souvent à cet incident pour ne jamais oublier que tout homme se doit d'être humble. Une façon comme une autre de ne pas dire que j'ai été obligé de dévoiler mon postérieur à nos invités pour me faire claquer les fesses d'un coup de l'épée en bois de mon tout premier rival. Cette première défaite m'a curieusement motivé... Je me suis davantage impliqué dans mes enseignements. Je n'étais pas un bon élève. Je n'étais pas particulièrement doué au combat. Mais j'avais de l'ambition. J'avais de la détermination.
Mon père comprit assez rapidement comment se comporter avec moi. Au lieu de m'enfermer dans notre demeure, il me poussa à aller vers les autres. À côtoyer d'autres nobles – surtout, leur suffisance. Car malgré tous mes efforts, je ne parvenais jamais à complètement leur ressembler. Que ce soit par mon regard naturellement fuyant. Mes épaules voutées, ma voix hésitante, mes gestes maladroits. Les uns comme les autres parvenaient à renverser mes beaux piliers, mes convictions, à malmener mon ego plus durement que des adultes ne l'auraient fait. Mais au lieu de courber l'échine, j'appris à montrer les dents. Alors que je prenais de l'âge, j'enchaînais les erreurs. Les mauvaises actions. On me corrigeait. Que ce soit par des coups de bâtons, des humiliations ou de banales remontrances. J'en souffris, bien entendu. Mais rien de tout cela ne parvint à me faire abandonner. Peut-être eut-ce été grâce au sourire compatissant de ma mère. La main que mon père posait sur mon épaule quand je ne parvenais pas à m'asseoir après les triquées sur mon dos ou mon misérable postérieur. Peut-être grace à cet Ami que j'ai eu la chance d'avoir. Cet Ami très haut placé auprès duquel j'ai grandi. Le Prince. Mon Prince. Daken. Il était – et est toujours – l'un des meilleurs stratèges que j'ai pu connaître. Durant notre adolescence, il m'enseigna probablement autant que le firent auparavant mes précepteurs.

Je trébuche et tombe, cette fois-ci, à quatre pattes dans la neige. Je soupire et me redresse à l'aide de mon bâton. Je passe une main dans ma barbe mal rasée, frôlant la cicatrice sur mon visage, avant de me remettre en route.

Je pense que j'aurais pu connaître une existence paisible en tant que simple soldat, voire officier... Car bien entendu, très rapidement, j'ai finalement su trouver ma voie auprès de jeunes gens animés par la même combativité que moi. Cependant, il y a eu ce jour. Ce jour où je me suis découvert. J'étais en pleine patrouille, aux ordres d'un officier, un homme plus fortuné que moi, qui ne daignait que très rarement s'adresser à ses hommes, si ce n'eut été pour nous cracher ses ordres. Il n'était pas même fichu de réellement discerner un archer d'un chevalier, mais passons. On lui attribuait une intelligence que je ne pensais pas posséder – et encore maintenant, je ne me vanterai pas de l'être. Il devait d'ailleurs être aveuglé par toutes ses connaissances pour ne pas avoir vu les nombreuses traces qui indiquaient le passage d'un Ours. Que c'eut été les griffes sur le sol ou encore, l'écorce des arbres qui avait été arrachée. Il était resté sourd face à nos remarques, et nous avait même ordonnés le silence, avant d'affirmer qu'il y avait une prime sur cet Ours, qu'elle nous permettrait de nous saouler comme des porcs si nous en avions l'envie. Il éprouvait beaucoup de mépris pour nos beuveries et ne se gênait pas pour nous lever avant l'aube afin de nous le faire payer... Cela ne nous empêchait pas de recommencer quand l'envie se faisait trop forte. Nous entendîmes le rugissement. Nous vîmes la masse sombre se dresser au dessus des buissons. Le cheval de l'officier se cabra sous la peur et la surprise. Notre supérieur parvint à retenir les rênes de sa monture, mais le cheval piaffait, s'ébrouait. Le cavalier et sa monture luttèrent, perdirent ensemble quelques précieuses secondes, laissant le soin à l'Ours de dévaler la petite butte qui nous séparait. De toute sa masse, il renversa la monture et notre officier. Sa gueule crachait une bave blanche, ses crocs avides de sang vinrent déjà se planter dans les flancs vulnérables du cheval qui poussa un cri affreux, en écho à celui de notre supérieur dont la jambe avait été probablement écrasée. Les hommes autour de moi restèrent paralysés par la stupeur. Je me sentais tout aussi vide qu'eux, stupéfait par... par cette attaque bien plus rapide qu'on aurait pu le croire. Et pourtant, mon corps s'anima. Je glissais mon bouclier dans l'une de mes mains. De l'autre, je dégainais mon épée pour claquer la lame contre mon bouclier. Une oreille de l'Ours se contenta de remuer alors qu'un cri franchit mes lèvres. Les autres soldats me regardèrent avec stupéfaction. Je m'approchai alors qu'ils hésitaient. Mon raffut se fit plus important. La peur me clouait le ventre. La vue du sang, des entrailles du cheval en agonie, oui, ça me mettait assez... mal. Alors que j'étais guerrier. Alors que j'ai déjà égorgé un porc pour mon père, afin de lui montrer que ma main ne tremblerait pas quand je tuerai pour la première fois un Homme. J'avais peur. J'ai toujours eu peur. Sans elle, je ne ferai pas preuve de courage. Sans adversaire, il n'y a pas de combat à mener. Il n'y a pas de victoires à remporter.
L'Ours finit par se tourner vers moi. Il rugit de nouveau. Et je hurlai à mon tour. De toute la puissance de mes poumons. Je devais avoir l'air fou. Je devais avoir l'air possédé. Et je me sentis seul. Atrocement seul. L'animal se dressa sur ses pattes arrières. Majestueux. Écrasant. Redoutable. Je redressai mon bouclier. Je plaçai ma lame. Je fixai la bête. Je guettai ses gestes. Mes jambes semblaient de coton. Mon cœur battait si vite que j'ai bien crû qu'il finirait par me remonter dans la gorge pour s'enfuir. J'aurais aimé le suivre. Mais je n'y parvins pas. Mes pensées étaient aussi affolées qu'un nid de guêpes auxquels on jette de l'eau. Jusqu'à ce que j'entende les cliquetis des armures. Jusqu'à sentir les soldats me rejoindre et se positionner. Ils avaient tout autant peur que moi. L'un d'eux me souffla.
_ Mais quelle folie te prend ?
Ce n'était qu'un Ours. Un Ours haut de plusieurs mètres. Un Ours assoiffé de chair, habitué à dévorer bétails et bergers. Femmes et soldats. Pourtant, nous avions peur de finir comme le cheval éventré à quelques mètres de nous...
_ … Faîtes du bruit, je me contentai de répondre. L'homme à mes côtés bafouilla un bien inutile « Hein ? » avant que je ne répète mon ordre en hurlant comme un demeuré, en tapant de nouveau de mon arme sur mon bouclier. De nouveau, quelques secondes de profonde solitude me firent regretter mon geste. Puis les autres obéirent. Bientôt, nous produisîmes une véritable cacophonie. Nous levions nos armes, brandissions nos boucliers. Nous hurlions comme cent hommes. L'Ours rugit, mais finit par reculer. J'avançai alors d'un pas, aussitôt suivi par les autres. L'instant pouvait paraître ridicule... Et pourtant, il me réchauffe encore le cœur. Nous ne faisions plus qu'un. Ils suivaient mes ordres, mes gestes, mes intentions sans que je n'ai besoin de les formuler. J'avais réussi à les unir. À prendre leur tête. Et je connus ma première victoire quand l'Ours retomba sur ses pattes pour se reculer, jusqu'à fuir dans les bois. Nous n'avons pas tué l'Ours ce jour-là. Nous n'avions pas été des héros. Mais nous avions sauvé notre officier. Et j'avais découvert... la voie que je souhaitais emprunter.
L'officier fit part de mon courage à mon Prince. Daken accepta de me monter en grade. Et au fur et à mesure des années, je gravis les échelons, jusqu'à atteindre le poste de général. Ce ne fut pas sans combats ni aventures... Mais si je prenais le temps de relater toutes les anecdotes, j'aurais déjà eu le temps de traverser ce pays glacé avant même d'avoir terminé mon récit ! Mais malheureusement, je n'ai pas été digne de ce poste. Je n'ai pas obéis à un ordre du Prince. J'ai réussi, malgré tout, ma mission. Mais j'ai choisi d'ignorer l'un de ses ordres. Sans cette réussite, sans notre amitié... Il m'aurait probablement mis à mort – tout du moins, il aurait demandé à ce que l'on me tue. Mais il ne l'a pas fait. En échange de ma disparition. De mon exil. De mon titre. J'ai tout perdu ce jour-là. Comme par jeu du sort, alors que je crachais sur toutes ces personnes qui profitaient des privilèges seulement dus à leur sang, j'en ai fait de même.

Je trébuche de nouveau dans la neige. Je m'écroule. Je tente de me redresser. Mais mes muscles sont si raides que j'y parviens à peine. Et là, au loin, j'aperçois la silhouette lourde et pataude d'un Ours. Un rictus éclaire mon visage. Le Destin sait se montrer si hypocrite. Alors qu'un Ours m'a permis de m'élever au plus haut, c'est un Ours qui me tuera. J'essaye de saisir la poignée de mon épée. Sans me douter un instant que l'être qui s'avance me sauvera. Qu'il m'offrira un nouveau départ.




Hrp


Ton nom:Maryel
Ton âge: 22
Comment as-tu trouvé le forum? NORDAAAAAAAAAHL
Combien de temps penses-tu consacrer au forum? Je dirais 4 heures par semaine (plus si je peux, moins si j'suis très occupée)
As-tu des commentaires: NORDHAAAAAAAAAHL (si ma fiche n'est pas bien c'est de sa faute)
Veux-tu un parrain/marraine? NORDHAAAAAAAAAHL
Quel est le code: Validé par THEOOOOOOOOOOOOOOOOOO



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MessageSujet: Re: Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]   Dim 14 Juin - 17:19

Bienvenue à toi,

Alors pour faire court, j'ai beaucoup aimé l'ensemble de ta fiche, bien que je reste un peu sur ma faim en lisant l'histoire pour le coup. J'étais peut-être trop dedans, je ne sais pas, huhu. Pour ma part tout est bon, même si j'aurais aimé savoir depuis combien de temps tu n'exerces plus le métier de Général ? Sauf si je me trompe, il n'en est pas fait mention.

Donc en dehors de ça, c'est bon pour la première validation.

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Exilé de Berill
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MessageSujet: Re: Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]   Dim 14 Juin - 17:25

Bonsoir !

Tout d'abord, merci de cette lecture et de cet avis rapides ! Je suis très heureuse si ma fiche convient !

Concernant l'histoire, je dois admettre qu'elle peut paraître moins... étoffée que mes deux premières parties. Je ne suis jamais à l'aise avec cette partie et je préfère laisser passer des anecdotes ou davantage de détails lors de mes rp(s). Mais si cela vous est préférable, je peux tenter de la modifier afin qu'elle convienne davantage !

Je pensais que Skald n'était plus général depuis 3 ans si cela vous convenait. Je préférai ne pas trop en dire à ce sujet : comme cette partie d'histoire implique en grande partie le Prince, je préférai attendre que ce prédéfini soit joué afin de discuter ensemble de ces détails et mieux positionner mon histoire par rapport à la sienne.

En tous cas, merci pour cette première validation !
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MessageSujet: Re: Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]   Dim 14 Juin - 17:31

Très bien, va pour 3 ans. Je te demandais ça justement pour pouvoir donner un ordre d'idée au Prédéfini du Prince Wink

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MessageSujet: Re: Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]   Dim 14 Juin - 18:06

C'est une mauvaise fiche, j'aime pas du tout...Et en plus c'est mal écrit.


Sauf qu'en réalité, c'est plutôt bien, très bien même !

Validé par NOOOOOXYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

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MessageSujet: Re: Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]   

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Skald Reishtenzak [Terminée, la fiche hein, pas moi] [Validé]

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